ACA-Europe

e-Bulletin 2017/2

Éditorial

Piet

Chers lecteurs,

Pour la majorité d’entre nous, les vacances d’été sont synonymes de moments de détente en famille et entre amis. Cette période relativement calme de l’année est également pour nous l’occasion de faire le bilan du premier semestre 2017 et en particulier, pour moi à titre personnel, de la première moitié de la présidence néerlandaise de l’ACA-Europe.

Notre rencontre à La Haye, il y a plus de deux mois, a en effet été qualifiée par certains d’entre vous de capitale. Le discours du commissaire européen Timmermans sur l’amélioration de la réglementation a inspiré nombre d’entre nous. Le texte, dont voici pour le moment deux citations importantes, sera prochainement publié dans son intégralité sur le site Internet de l’ACA-Europe:

« … les autorités judiciaires ont un rôle à jouer dans l’identification des lacunes systémiques de la législation auxquelles il ne peut être remédié que par une nouvelle législation. (…) Bien qu’il n’existe dans l’UE aucun mécanisme équivalent à ceux qui existent dans certains États membres, dans lesquels les juges des juridictions suprêmes sont en contact avec la branche exécutive, je crois qu’il est essentiel de s’appuyer sur l’expérience des tribunaux, aussi bien par le biais d’un feedback concernant la manière dont le droit de l’Union est appliqué, que sous la forme de conseils préalables à la rédaction des textes. (…) »

« Comme vous le savez, la particularité du droit de l’Union réside dans le fait que nous pouvons effectivement bénéficier du feedback de tous les juges qui l’appliquent, ce qui inclut nécessairement les juges nationaux, (…). »

Lors de notre rassemblement, je suis parvenu à la conclusion que nous devrions poursuivre la discussion sur l’amélioration de la réglementation – et sur nos possibilités d’y contribuer – et un certain nombre de membres de l’ACA ont exprimé le souhait de poursuivre les discussions sur ce sujet rapidement. Lors de sa réunion du mois de septembre, qui se tiendra à Cracovie, le conseil d'administration examinera d’autres propositions.

Je me réjouis également d’assister à la réunion d’experts qui se tiendra mi-septembre à Cracovie et qui abordera les sujets de l’ordre public, de la sécurité nationale et des droits des ressortissants de pays tiers dans les affaires d’immigration et de citoyenneté. Il suffit d’ouvrir le journal pour constater à quel point ce sujet concerne chacun d’entre nous en Europe aujourd’hui.

Au regard du débat sur l’indépendance du corps judiciaire qui agite actuellement la Pologne, j’estime que le lieu de notre prochaine réunion, à savoir Cracovie, est particulièrement opportun. Il souligne le fait que le corps judiciaire polonais s’inscrit totalement dans la culture judiciaire européenne dans son ensemble. Il exprime également le soutien apporté aux juridictions polonaises dans leur lutte pour préserver l’indépendance, inscrite dans la constitution, du corps judiciaire polonais.

Sur ce, j'espère que l'été aura été pour tous une source d’inspiration!

Piet Hein DONNER

Président de l’ACA-Europe
Vice-président du Conseil d’Etat des Pays-Bas

Séminaire

Le 15 mai 2017, La Haye a accueilli un séminaire ACA dont le thème était « Mieux légiférer ». Ce séminaire était organisé par le Conseil d'État des Pays-Bas et se tenait dans la Ridderzaal (la Salle des chevaliers), au cœur de l'ensemble historique du Binnenhof (la cour intérieure). Cette Ridderzaal joue un rôle de premier plan dans la vie politique néerlandaise. Chaque année, c'est dans cette salle que, le troisième jeudi de septembre, le roi s'adresse à l'assemblée plénière du Parlement, réunissant députés et sénateurs, et y prononce le Troonrede (discours du Trône), qui marque l'ouverture de la session parlementaire. Dans cette déclaration de politique générale, le gouvernement, par la voix du souverain, revient sur l'année écoulée et présente sa politique et ses projets de lois pour l'année à venir. Comme le Binnenhof abrite aussi les bureaux du Premier ministre et le ministère des Affaires générales (qui englobe entre autres le cabinet du Premier ministre), en fin de journée, les membres de l'ACA participant à ce séminaire ont été reçus par le Premier ministre en personne.

Plus d’information

Jurifast

Voici les arrêts sélectionnés pour vous:

Pays-Bas

Arrêt du Raad van State (Pays-Bas) du 10 mai 2017 sur l’exigence de la réussite d’un examen d’intégration civique pour l’obtention d’un titre de séjour fondé sur le regroupement familial.

http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=3168

Allemagne

Arrêt du Bundesverwaltungsgericht (Allemagne) du 1er juin 2017 sur la légalité de l’obligation imposée à un transporteur de procéder à des vérifications d’identité sur des personnes voyageant à l’intérieur de l’espace Schengen.

http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=3238

Pays-Bas

Arrêt du Raad van State (Pays-Bas) du 19 avril 2017 sur la conformité au droit de l’UE de la perte automatique de la nationalité néerlandaise (en ce qu’elle implique également la perte de la citoyenneté de l’Union).

http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=3121

Lituanie

Arrêt de la Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas (Lituanie) du 8 mai 2017 sur l’indemnisation d’un préjudice matériel et moral d’un touriste lors de l’insolvabilité d’un organisateur de voyages.

http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=3179

Pour rappel, le flux RSS de Jurifast peut être obtenu à l’adresse suivante: http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr (possibilité de s’y abonner grâce à un flux RSS).

Forum

Le forum de l’ACA-Europe compte actuellement 212 membres provenant de 37 institutions.

Depuis le dernier e-bulletin, 4 nouvelles questions collectives ont été posées et 11 pays ont activement participé en y apportant 25 réponses : l’Allemagne, l’Autriche, l’Estonie, la France, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne et la République tchèque.

Les thèmes suivants ont été abordés:

  • Appeal against a refusal to access special permit (8 réponses)
  • Requirements for the candidate for the judge (7 réponses)
  • Question regarding Article 46(3) of Directive 2013/32/EU (6 réponses)
  • Concept 'safe third country' art. 38(1)(e) Dir. 2013/32/EU (4 réponses)

L’accès au forum est réservé aux membres de l’ACA-Europe, qui peuvent s’y inscrire à l’adresse suivante:: http://www.aca-europe.eu/forum/

Tour d'europe

Le Tour d’Europe présente une analyse, au travers de 76 questions, des systèmes d’organisation de la justice administrative dans les États membres de l’Union européenne ainsi qu’en Turquie. Les mises à jour concernant le Conseil d’État des Pays-Bas et la Cour fédérale administrative d’Allemagne sont désormais en ligne sur notre site web.

Les modifications ultérieures à l’actualisation sont également les bienvenues et sont à signaler au Secrétariat général à l’adresse ci-dessous.

Les membres qui n’ont pas mis à jour leur situation depuis 2009 sont invités à le faire en prenant contact avec l’ACA-Europe à l’adresse de contact suivante: anne-catherine.vangeersdaele@aca-europe.eu

Les modifications ultérieures à l’actualisation sont également les bienvenues.

Échanges des juges

Comme chaque année l’ACA-Europe a la possibilité de permettre à 12 juges issus de ses institutions membres d’effectuer un stage de travail de 12 jours auprès de l’une d’entre elles. Ces stages de travail se clôturent par un rapport rédigé en français ou en anglais et traduit dans la limite du budget disponible.

La procédure 2017 suit son cours, les premiers échanges ont déjà eu lieu.

Addresse de contact: anne-catherine.vangeersdaele@aca-europe.eu

Nouvelles des membres

Danemark – Cour suprême – février 2017

Thomas Rørdam

Études:

LLM, Université d’Aarhus, Danemark, 1976
LLM, Université de Californie à Berkeley, États-Unis, 1977

Thomas Rørdam a commencé sa carrière professionnelle comme Principal au ministère de la Justice, son travail portant sur des questions de personnel, droit familial et de la succession ainsi que la préparation de la législation. En 1980, il est affecté au service de Police de Ringsted comme procureur adjoint pendant 18 mois. Il a également été procureur adjoint du Procureur général de Nouvelle-Zélande pendant deux ans et demi de 1982 à 1985.

Jusqu'à ce qu’il a été nommé juge de la Cour suprême le 1er juin 2002, il a été associé dans le cabinet d’avocats Advokatfirma Nyborg & Rørdam à Copenhague. Admission à l’exercice de la profession comme avocat de la défense publique avec le droit de plaider les cas d’aide juridique en 1990 et le droit de plaider devant la Cour suprême en 1991. Il travaille principalement comme un avocat plaidant, environ les deux tiers de son temps défendant des causes criminelles ainsi que des affaires relatives à l’emploi, de propriété et de droit public. Il a également conseillé musiciens sur les questions de droit d’auteur.

M. Rørdam a été un membre apprécié de plusieurs organismes professionnels liés au domaine du droit. À l’heure actuelle, il est membre du Conseil d’administration de plusieurs institutions culturelles. Au niveau international, il a participé à plusieurs missions dans le monde entier, la plupart du temps enseignant des juges, de procureurs, de magistrats et de parlementaires.

Lituanie – Cour administrative suprême – 28 avril 2017

Gintaras Kryževičius

Gintaras Kryževičius est diplômé de la faculté de droit de l’Université de Vilnius en 1985. Il a commencé sa carrière judiciaire Tribunal de première instance du 3ième arrondissement de Vilnius. Après plusieurs années comme juge à la Cour suprême et occupant le poste du Président de l’institution, il a été nommé président de la Cour Administrative suprême de Lituanie le 28 avril 2017.

M. Kryževičius peut compter sur plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le droit constitutionnel, civil, administratif et pénal, dans le zone du droit procédural et de réformes juridiques. Il s’ est aussi familiarisé avec le processus décisionnel et la définition d’une politique. Il est expérimenté dans le domaine de la planification et du processus de rédaction du droit et des amendements des lois. Il a une connaissance approfondie des politiques d’intégration de l’UE et des programmes nationaux, régionaux et thématiques de la coopération de l’UE par rapport aux pays de l’est de l’ENI.

Il est un membre apprécié de plusieurs organismes professionnels liés à l’administration de la Justice. Au cours des années, il a écrit de nombreuses publications académiques et des rapports de conférences nationales et internationales.

“Participation à la plateforme de l’ACA-Europe aux fins de partage des compétences existantes avant tout représente le soin commun pour l’avenir de la justice administrative en Europe.”

Irlande – Cour suprême – 28 juillet 2017

Frank Clarke

M. le juge Frank Clarke a été nommé le 12ième Juge en Chef de l'Irlande le 28 juillet 2017, par le Président de l'Irlande, Son Excellence M. Michael D. Higgins.

M. le juge Frank Clarke est né en Walkinstown, Dublin en octobre 1951. Il a fait ses études à « Drimnagh Castle CBS » et à l’University College de Dublin où il a obtenu un B. A. en Mathématiques et en Économie (1972).

Après avoir terminé ses études juridiques à King's Inns, il a été appelé au Barreau en 1973 et au « Inner Bar » en 1985. Il a pratiqué principalement dans les domaines du droit commercial et public (y compris le droit constitutionnel). Au Barreau, le juge Clarke a siégé pendant de nombreuses années au conseil d'administration, y compris un mandat de deux ans (1993-1995) à titre de président. Il a également été président du Conseil des King's Inns de 1999 à 2004. M. le juge Clarke est membre (honoraire) de plusieurs Associations du Barreau et a été un Conseiller de l'Honorable Société du King's Inns depuis 1994. Il a été membre du Conseil de l’Association internationale du Barreau, où il a siègé comme co-président du « Forum for Barristers and Advocates », l’organe représentatif international pour les barreaux et les praticiens du droit indépendants.

M. le juge Clarke a été nommé juge à la Haute Cour en novembre 2004. Il a été principalement affecté au rôle commercial de la Haute Cour. En tant que juge de la Haute Cour, il a été président de la Commission du Referendum sur le 28ième Amendement de la Constitution (Traité de Lisbonne II) en 2009.

M. le juge Clarke a été nommé juge à la Cour Suprême en Mars 2012.

Depuis 2013, il a représenté la Cour Suprême dans l'Association des Juridictions Administratives Suprêmes de l'Union Européenne (ACA-Europe).

Au plan académique, il a été professeur au King's Inns, de 1978 à 1985 et a été Juge en Résidence au « Griffith College Dublin » à partir de 2010 jusqu'à ce jour. Il a été nommé Professeur Adjoint à la Faculté de Droit au Trinity College, à Dublin, en septembre 2012, et Professeur Adjoint à l'Université de Cork en 2013.

“Ayant été la personne de contact pour l’ACA au nom de la Cour suprême d'Irlande depuis un certain nombre d'années, je suis impatient, en tant que Juge en Chef, d’accroître notre participation à l’ACA. En tant que plus grande juridiction du common law post-Brexit, je considère que notre rôle sera particulièrement important et que nous serons très heureux de la décision de tenir un séminaire ACA à Dublin en mars 2019. J'attends avec impatience d'accueillir l’ACA à notre Cour à cette occasion.”

À la veille de sa retraite - Interview de M. Yves Kreins

Monsieur Yves Kreins, qui, en tant que Secrétaire général a animé l’ACA-Europe pendant 13 ans, termine son mandat de Premier Président du Conseil d’Etat de Belgique au 1er septembre 2017. L’occasion de faire une rétrospective et de dresser un bilan.

Depuis quand date votre engagement à l’ACA-Europe?

Le 26ème Colloque qu’organisera en 2018 le Conseil d’Etat des Pays-Bas marquera le 50 ème anniversaire de la collaboration entre les Cours suprêmes administratives de l’Union européenne. C’est en effet du 4 au 6 mars 1968 qu’à l’initiative du Conseil d’Etat d’Italie eut lieu à Rome le premier des colloques réunissant les juridictions administratives suprêmes du « Marché commun » de l’époque, à savoir les Conseils d’Etat d’Italie, de France et du Benelux ainsi que la Cour administrative fédérale d’Allemagne. Trente ans plus tard, en marge du 16ème Colloque qui s’est tenu à Stockholm du 14 au 17 juin 1998, les participants ont décidé, sur proposition du Conseil d’Etat de Belgique, que, compte tenu de l’augmentation de leur nombre, il serait utile de donner un cadre plus formel à ces rencontres , en créant une association qui permettrait d’en assurer la pérennité, mais également d’envisager d’autres activités, tout en bénéficiant à l’avenir d’un aide financière de la Commission européenne. Mon engagement pour l’Association date de cette époque, où j’ai tenu la plume d’un groupe de travail chargé d’élaborer les statuts de l’Association. Pour la petite histoire, l’acronyme « ACA-Europe » n’y figurait pas encore. Il est apparu plus tard au cours de la Présidence luxembourgeoise de l’Association. La paternité en revient à Georges Ravarani, à l’époque Président de la Cour administrative du Luxembourg et maintenant Juge à la Cour européenne des Droits de l’homme.

Quel est votre plus ancien souvenir dans le cadre des relations internationales?

Ma participation, en tant que rapporteur belge, au 11 ème Colloque qui s’est tenu en 1988 à Lisbonne. J’étais jeune auditeur au Conseil d’Etat de Belgique et, soit dit en passant, c’est à cette occasion que j’ai fait la connaissance d’une jeune collègue française, Martine de Boisdeffre à l’époque Maître des Requêtes et maintenant Présidente de la Section du rapport au Conseil d’Etat de France.

Quel est, à votre avis, le rôle le plus important de l’ACA-Europe?

L’Union européenne est avant tout un espace juridique commun. Pour assurer l’application uniforme des règles communautaires, les traités ont mis en place le mécanisme de la question préjudicielle, ce dialogue vertical entre le juge national et le juge international. Il conduirait cependant à un encombrement irrémédiable de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), s’il était la seule possibilité qui s’offre au juge national pour connaître l’interprétation exacte des textes de l’Union. Ce dialogue vertical institutionnel doit donc être complété par des échanges plus informels entre la CJUE et les Cours nationales, mais surtout par un dialogue horizontal entre juges nationaux qui revêt une importance particulière, car il leur permet de mieux appréhender le droit communautaire par le biais de l’application qu’en font les juridictions étrangères. Tel est précisément le rôle de l’ACA-Europe. Grâce à l’implication de ses membres, et particulièrement des Juridictions qui en ont assuré la Présidence, notre Association a rempli cette mission avec succès, à tel point que la Cour de Justice de l’Union européenne et la Cour européenne des Droits de l’homme ont décidé de mettre sur pied un Réseau largement inspiré de l’expérience et des instruments mis en place par l’ACA- Europe.

Quel est, selon vous, l’atout majeur de l’ACA-Europe?

Jean Monet disait : « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes ». Au-delà de l’approfondissement des connaissances juridiques, notre Association permet de développer les contacts directs entre juges. Au fil des ans, ces contacts se sont souvent transformés en véritables liens d’amitié. C’est cette amitié entre nos membres qui, dès le début, a constitué le secret de la réussite de l’ACA-Europe. C’est grâce à elle que nous avons été en mesure d’élaborer des statuts : imaginez la bonne volonté dont a fait preuve le Lord of Justice britannique représentant la juridiction suprême du Royaume Uni pour comprendre ce qu’est une association internationale sans but lucratif de droit belge et accepter que sa juridiction en fasse partie. C’est grâce à elle que nous nous sommes toujours accordés facilement tant en ce qui concerne la composition de nos organes de gestion qu’en ce qui concerne les événements et activités que nous avons organisés. La solidité d’une association dépend de la solidité des liens entre ses membres. La confiance mutuelle, devenue le leitmotiv de bien de déclarations européennes, passe inévitablement par des liens personnels de compréhension et d’estime entre les juges des différentes nationalités européennes. C’est l’atout invisible, mais majeur de l’ACA-Europe.

La question qui brûle les lèvres : vous ne semblez pas être un homme qui va se consacrer au jardinage. Avez-vous des projets pour l’avenir?

Oui. Je ne quitterai ni la justice administrative ni le niveau international. Je viens d’être nommé juge au tribunal administratif de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cette juridiction internationale, à laquelle sont affiliées 59 Organisations internationales (comptant environ 55.000 fonctionnaires), est compétente pour connaître des litiges qui opposent les fonctionnaires internationaux à leur Organisation. Elles est composée de 7 juges de nationalité différentes (dont 3 Européens). J’aurai l’honneur et le plaisir d’y retrouver deux anciens membres actifs de l’ACA-Europe : M. Giuseppe Barbagallo (Italie) et M. Patrick Frydman (France) qui exercent respectivement les fonctions de Président et de Vice-Président du Tribunal.

Dans ce numéro

Éditorial

Séminaire

Jurifast

Forum

Tour d'Europe

Échanges des juges

Analyse

Nouvelles des membres

À la veille de sa retraite - Interview de M. Yves Kreins

Agenda

18 septembre 2017

 

Séminaire à Cracovie, Pologne – Droit de la Migration et des Réfugiés

26-27 avril 2018

 

Séminaire à Tallinn, Estonie – Procès équitable

2-4 décembre 2018

 

Séminaire à Cologne, Allemagne – ReNEUAL I

12-14 mai 2019

 

Séminaire et Assemblée générale à Berlin, Allemagne

Analyse

À l’occasion de la demande de subvention triennale de l’ACA-Europe adressée à la Commission européenne, l’association a été invitée à proposer de procéder à une enquête annuelle ayant pour objet le recueil, l’analyse, l’échange et la mise à la disposition d’informations, de bonnes pratiques et de recommandations sur divers sujets du droit de l’UE. Pour 2017, le conseil d’administration a opté de contribuer au le « Score board de la justice dans l’UE » (volet « justice administrative »).

Le jeudi 29 juin 2017, une première réunion du groupe de travail sur ce sujet a eu lieu au Conseil d'Etat à Bruxelles.

Au cours de cette réunion, le «Score board de la justice dans l'UE» a été présenté par M. Emmanuel Crabit et Mme Niovi Ringou, chef d'unité et chef d'unité adjoint de la DG Justice de la Commission européenne, et des sujets possibles ont été discutés. La préférence a été accordée à la jurisprudence des tribunaux suprêmes (administratifs) sur les garanties d'indépendance judiciaire ».

Au cours des semaines suivantes, un projet de la Commission européenne pour un questionnaire possible a été discuté parmi les membres du groupe de travail et des commentaires ont été donnés.

Un premier projet de ce questionnaire est attendue d'ici la mi-septembre.

Après une phase de test parmi les membres du groupe de travail, le questionnaire final sera envoyé aux membres de l'Association début octobre.

Un problème pour lire ce courriel?

Visualisez-le dans votre navigateur.

BONNE RENTRÉE !
EU flag

Financé par le programme Justice de l’Union européenne