Éditorial |
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Chers collègues,
Maintenant que j’ai pris mes fonctions officielles de président du Conseil d’État, et donc aussi de l’ACA-Europe, je voudrais en premier lieu remercier tous ceux qui ont adressé leurs plus sincères condoléances à l’occasion du décès de mon prédécesseur, Franco Frattini. Soyez assurés que j’ai également transmis vos condoléances à sa famille.
Franco laisse un vide insondable, et je m’engage à poursuivre le travail extraordinaire qu’il avait entrepris en tant que président du Conseil d’État et de l’ACA-Europe.
C’est dans cet esprit que je souhaiterais revenir sur le séminaire de l’ACA-Europe, qui s’est tenu au Tribunal Supremo de Madrid le 20 novembre 2022. Celui-ci était consacré à l’utilisation des principes généraux par les juges administratifs. Il a donné lieu à des discussions et à un échange d’expériences très fructueux, particulièrement sur les manières dont les principes généraux du droit sont évoqués dans les différents États européens, comme outil permettant de combler d’éventuelles lacunes de l’environnement réglementaire, ainsi que d’assurer une protection pleine et effective des droits fondamentaux.
Le séminaire de Madrid a donc introduit le thème de la protection pleine et effective des droits fondamentaux, en ce compris par l’application de principes généraux. Ce thème sera encore développé lors du Colloque de Naples du 25 au 27 juin 2023, où l’accent sera mis sur « la protection des droits sociaux », et qui conclura les deux années de présidence italienne.
Convaincu d’exprimer la pensée de Franco Frattini, je voudrais dès lors adresser mes sincères remerciements au président du Tribunal Supremo, Francisco Marín Castán, et au président de la Tercera Sala, Cesar Tolosa Tribiño, pour leur excellente contribution à la présidence italienne, notamment par l’organisation impeccable du séminaire de Madrid.
Tout cela n’aurait pas été possible sans le travail inestimable du Secrétariat général, qui, comme dans ses relations avec la Commission européenne, a parfait à tous égards les activités de notre association et fourni un excellent appui aux travaux des groupes Glossaire et Analyse transversale. Bien entendu, ces groupes se concentrent également sur les thèmes liés aux séminaires, dans une perspective d’intérêt mutuel.
Le prochain séminaire, qui se tiendra à Riga le 27 avril 2023, sera également d’un intérêt considérable puisque nous aurons l’occasion d’y débattre d’un sujet de grande importance : l’inertie de l’administration publique. Nous nous concentrerons sur la notion de silence dans les différents États membres, en particulier sur les « silences significatifs » (acceptation et rejet) en tant qu’outil de simplification, et sur la protection des parties intéressées.
Chers collègues, alors que s’ouvre cette année d’activités de l’ACA-Europe, il ne me reste plus qu’à exprimer mon souhait de vous rencontrer en personne prochainement.
Luigi Maruotti
Président de l'ACA-Europe
Président du Conseil d’État de l’Italie
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Séminaires et colloques |
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Pour revenir sur les derniers mois, nous nous souvenons de deux séminaires très inspirants.
Plus récemment, un séminaire sur « L’application des principes et des clauses générales dans la jurisprudence des juridictions administratives » s’est tenu le 21 novembre 2022 au Palacio de Justicia, siège de la Cour suprême du Royaume d’Espagne, à Madrid.
Le résumé web de cet intéressant séminaire, ainsi que le rapport général et 29 rapports nationaux sont désormais disponibles sur le site de l'association.
Un autre séminaire au cours de l’année dernière, qui a également été très apprécié par nos participants, a été le séminaire de Rome sur les « Techniques de protection des sujets privés face aux autorités publiques : actions et recours - responsabilité et conformité ». Ce séminaire nous a permis de franchir une nouvelle étape importante vers « l’union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe », objectif des traités de Rome. Nous sommes ravis d’annoncer que le résumé web est désormais disponible sur le site de l’association, ainsi que le rapport général, qui a été publié précédemment.
En ce qui concerne l’année prochaine, le 27 avril 2022, la Cour suprême de la République de Lettonie, en coopération avec l’ACA-Europe, organisera un séminaire dans le site de la Cour suprême de la République de Lettonie à Riga, qui aura pour thème « Le juge et l’administration inerte. Le pouvoir discrétionnaire administratif ».
Le séminaire sera un événement en personne. Le séminaire abordera la question de l’administration inerte, ainsi que le rôle et la compétence des tribunaux à cet égard. L’inaction ou le silence des autorités, ainsi que ses conséquences, affectent les droits des individus de manière non moins significative que les actions administratives ou les actes administratifs des autorités. Si le silence institutionnel est principalement lié aux aspects managériaux de l’administration publique, il interagit et est également corrélé à des aspects juridiques, tels que les principes de sécurité juridique, de bonne administration et d’interdiction de l’arbitraire.
Le questionnaire, rapport général et les 33 rapports nationaux sont désormais disponibles sur le site de l’association. La version française du rapport général sera publiée prochainement, tandis que la version anglaise est déjà disponible. |
Jurifast |
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Voici les arrêts sélectionnés pour vous:
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Pays-Bas
Arrêt du 16 novembre 2022
Cet arrêt concerne la divulgation d’informations à propos de la chute du Vol MH17 au-dessus de l’Ukraine en juillet 2014.
Il s’agit du second renvoi préjudiciel dans cette affaire.
En l’espèce, le Ministre veut garder secrètes des informations, à propos de la sécurité du trafic aérien à l'aéroport de Schiphol, qui lui ont été demandées par un organisme de radiodiffusion (AVROTOS). Ces informations agrégées proviennent d'une base de données fondée sur le règlement "spécial" sur la divulgation (UE) 376/2014.
Le Conseil d’État des Pays-Bas a donc posé une question préjudicielle à la Cour européenne de justice (affaire C-707/22) afin de savoir (notamment) si, à la lumière du droit à la liberté d'expression et d'information consacré par l'article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, ce type d'informations générales relève de la notion de "détails des événements" de l'article 15, paragraphe 1, du règlement, en vertu de laquelle aucune donnée reçue des événements signalés ne peut être divulguée.
http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=4280 |

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Allemagne
Arrêt du 27 juillet 2022
Cet arrêt concerne un refus d’exonération de la TVA portant sur des activités d’une association sportive.
Le requérant est une association de droit privé ayant pour objet le maintien et la promotion du golf. À cette fin, elle exploite un terrain de golf et les installations y afférentes, qu'elle loue à une société. En 2011, le requérant a perçu des revenus résultant de différentes activités. L'administration fiscale a refusé d'exonérer ces activités de la TVA. Elle a estimé que seuls les droits d'inscription aux évènements de golf sont exonérés à condition que le demandeur soit un organisme à but d'utilité publique.
Le tribunal administratif a estimé que, bien que les services en question ne soient pas exonérés sur la base du droit national, ils étaient effectivement exonérés en conséquence directe de l'article 132, paragraphe 1, point m), de la directive 2006/112/CE. Au cours de la procédure de recours, la Cour fédérale des finances (BFH) a émis des doutes quant à cette interprétation du droit de l'Union. Selon elle, la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) impliquerait qu'aucun effet direct ne serait associé à l'article 132, paragraphe 1, point m), de la directive 2006/112/CE. La BFH a suspendu la procédure et a soumis les questions suivantes à la CJUE afin d'obtenir une décision préjudicielle (C-488/18) :
1. L’article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive [TVA], selon lequel [les États membres exonèrent] “certaines prestations de services ayant un lien étroit avec la pratique du sport ou de l’éducation physique, fournies par des organismes sans but lucratif aux personnes qui pratiquent le sport ou l’éducation physique”, est il d’[effet direct], permettant ainsi aux organismes sans but lucratif de s’en prévaloir directement en l’absence de transposition ?
2. En cas de réponse [affirmative] à la première question, l’“organisme sans but lucratif”, au sens de l’article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive TVA, se réfère-t-il :
– à une notion qui doit être interprétée de manière autonome sous l’angle du droit de l’Union, ou
– les États membres ont-ils le droit de subordonner l’existence d’un tel organisme au respect de conditions telles que celles prévues à l’article 52 de l’AO, combiné à l’article 55 (ou aux articles 51 et suivants de l’AO dans leur intégralité) ?
3. Dans le cas où il s’agit d’une notion qui doit être interprétée de manière autonome sous l’angle du droit de l’Union, un organisme sans but lucratif, au sens de l’article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive TVA, est-il tenu de prendre des dispositions l’obligeant, en cas de dissolution, à transférer le patrimoine dont il dispose alors à un autre organisme sans but lucratif de promotion du sport et de l’éducation physique ? »
La Cour de Justice de l’Union européenne a répondu que :
« L’article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, doit être interprété en ce sens qu’il n’est pas doté d’un effet direct, de sorte que, si la législation d’un État membre qui transpose cette disposition n’exonère de la taxe sur la valeur ajoutée qu’un nombre limité de prestations de services ayant un lien étroit avec la pratique du sport ou de l’éducation physique, ladite disposition ne peut pas être directement invoquée devant les juridictions nationales, par un organisme sans but lucratif, afin d’obtenir l’exonération d’autres prestations ayant un lien étroit avec la pratique du sport ou de l’éducation physique que cet organisme fournit aux personnes qui pratiquent ces activités et que cette législation n’exonère pas.
2) L’article 132, paragraphe 1, sous m), de la directive 2006/112 doit être interprété en ce sens que la notion d’« organisme sans but lucratif », au sens de cette disposition, constitue une notion autonome du droit de l’Union, qui exige que, en cas de dissolution d’un tel organisme, celui-ci ne puisse distribuer à ses membres les bénéfices qu’il a réalisés et qui dépassent les parts de capital libérées par ceux-ci ainsi que la valeur vénale des contributions en nature versées par ces derniers ».
Le Bundesfinanzhof a ensuite décidé, conformément à la décision de la CJUE, qu'un organisme sans but lucratif ne pouvait pas invoquer directement l'article 132, paragraphe 1, point m), de la directive 2006/112/CE devant les juridictions nationales. Elle a ainsi modifié sa jurisprudence existante. En outre, elle a réitéré les déclarations de la CJUE au point 50 concernant les conditions d'un organisme sans but lucratif:
"50. L'absence de but lucratif de ces organismes présuppose que ces derniers doivent, tout au long de leur existence, y compris lors de leur dissolution, ne pas générer de profits pour leurs membres. S'il en était autrement, un tel organisme pourrait, en effet, contourner cette exigence en distribuant à ses membres, après sa dissolution, les profits qu'il a générés par l'ensemble de ses activités, tout en ayant bénéficié des avantages notamment fiscaux afférents à cette qualification d'organisme sans but lucratif".
http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr?ID=3635 |
L’ACA-Europe rappelle à ses membres qu’il est très important que les décisions de suivi (décisions nationales rendues suite à un arrêt de la Cour de Justice dans un dossier préjudiciel) soient systématiquement introduites dans JuriFast lorsque la décision nationale posant la question y figure.
Parallèlement, la CJUE demande à l’ACA-Europe d’informer ses membres afin qu’ils envoient systématiquement toutes les décisions de suivi directement à la Cour à l’adresse de la boîte fonctionnelle Follow-up-DDP@curia.europa.eu.
Pour rappel, le flux RSS de Jurifast peut être obtenu à l’adresse suivante: http://www.aca-europe.eu/index.php/fr/jurifast-fr (possibilité de s’y abonner grâce à un flux RSS).
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Forum |
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Le forum de l’ACA-Europe compte actuellement 227 membres provenant de 34 institutions.
Depuis le dernier e-bulletin, 10 nouvelles questions collectives ont été posées et 12 pays ont activement participé en y apportant 54 réponses : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Pologne, la Serbie, la Slovaquie et la Tchéquie.
Les thèmes suivants ont été abordés :
- Principle of lex posterior mitius in the judicial proceedings (2 réponses)
- Suspension of Dublin transfers upon another Member State’s request (3 réponses)
- Yoga mats - Combined Nomenclature (6 réponses)
- Advertising a tobacco heating device (7 réponses)
- Refugees from Afghanistan belonging to the “Hazara” minority (10 réponses)
- Interpretation of the prohibitions in the Birds Directive (6 réponses)
- Compulsory vaccination of employees during the covid-19 crisis (4 réponses)
- Reception of “EZ” - C-238/19 (8 réponses) Integration under Article 34 Qualification Directive (3 réponses)
- Cohabitation in personal income tax law (5 réponses)
L’accès au forum est réservé aux membres de l’ACA-Europe, qui peuvent s’y inscrire ici.
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Mises à jour récentes des flash news bulletins de la cjue |
A partir de juin 2022, la tous les membres de l’ACA-Europe sont informés par ‘info flash’ de toute mise à jour récente des ‘Flash news Bulletins’, disponible sur le site de l’ACA-Europe.
Pour votre confort, vous pouvez consulter les éditions les plus récentes en cliquant sur les liens suivants :
CEDH : Flash 6/22 | Flash 7/22 | Flash 8/22 | Flash 1/23
Décisions nationales d’intérêt : Flash 5/22 | Flash 1/23
Suivi des decisions préjudicielles : Flash 1/23
Bulletin de jurisprudence CJUE : novembre 2022 | décembre 2023 | janvier 2023 | février 2023 |
Échanges des juges |
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L’appel aux institutions d’accueil et aux candidats pour le programme d’échange 2023 ayant déjà été achevé en 2022, cette année, pour la première fois, la mise en œuvre du programme a pu commencer dès le mois de janvier.
Cette initiative ayant été bien accueillie par les institutions d’accueil et les candidats, les appels aux institutions d’accueil et aux candidats pour le programme d’échange 2024 ont été lancés en janvier et en mars de cette année. La procédure pour les institutions d’accueil a été clôturée à la fin du mois de février. La date limite pour les candidats est le 30 avril 2023.
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e-Bibliothèque de droit administratif européen |
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La librairie de droit administratif européen contient des références judiciaires et scientifiques de haut niveau qui ne peuvent être trouvées nulle part ailleurs ou qui n’ont qu’un aperçu de distribution restreint.
Les contributions les plus récentes à notre e-bibliothèque comprennent:
- ACA-Europe, Analyse transversale 2021 : Les Cours administratives suprêmes aux temps de la COVID-19 - édition 2021, 2022
- ACA-Europe, Techniques de protection des citoyens face aux autorités publiques : actions et recours - responsabilité et conformité, séminaire, Rome, 23 mai 2022.
- ACA-Europe, L’application des principes et des clauses générales dans la jurisprudence des juridictions administratives, séminaire, Madrid, 21 novembre 2022
- A. Meskens, Mind the (regulatory) gap: the Commission’s legislative proposal on levelling the playing field in public procurement for foreign subsidies, European Procurement & Public Private Partnership Law Review, Volume 17, Issue 2 (2022)
- ACA-Europe, Analyse transversale 2021: Les Cours administratives suprêmes aux temps de la COVID-19 - édition 2021, 2022
- A. Pahladsingh, Serious illness of a third country national and medical treatment and the options fort he Member States: removal or legal stay?, EU Law Live, 12 décembre 2022
Jetez un coup d’œil à notre e-bibliothèque mise à jour ici.
Nous sommes toujours à la recherche de contributions pour élargir notre bibliothèque. L’ACA-Europe invite les contributions sur la hiérarchie des normes, les droits fondamentaux, la règle de droit, l’accès à la justice, l’efficacité de la justice administrative, le droit administratif européen et le droit procédural comparé. Nous encourageons fortement les soumissions académiques ainsi que celles basées sur la politique et la pratique.
Avez-vous entendu parler de publications intéressantes ? Avez-vous écrit une contribution sur un sujet relevant du droit administratif européen ? Faites-le nous savoir et nous serons heureux de l’ajouter à notre collection en ligne:anke.meskens@aca-europe.eu.
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Nouvelles des membres |
Italie
À partir de janvier 2023, Luigi Maruotti a été nommé président du Conseil d'État d’Italie
Diplômé en droit de l'université de Naples, Luigi Maruotti devient procureur général et procureur de la République. La même année, il assume les fonctions de magistrat du Tribunal administratif régional (T.A.R) des Pouilles et, par la suite, en 1988, il obtient la qualification de conseiller T.A.R.
Il devient conseiller d'État en 1989 et président de section en juillet 2010. En raison de son grand professionnalisme et de ses compétences, il a été appelé à exercer ses fonctions dans toutes les sections judiciaires du Conseil d'État. Le 1er janvier 2016, il est désigné président de la troisième section. Le 25 février 2022, il est nommé vice-président du Conseil d'État, tout en continuant à exercer les fonctions de président de la troisième section et de président du bureau des études. Il est nommé président du Conseil d'État à compter du 23 janvier 2023.
Rapporteur et rédacteur du texte unique sur les expropriations approuvé par le d.p.r. n. 327 de 2001, il a participé à de nombreuses commissions spéciales créées au Conseil d'État, tant comme membre que comme président. Il est l'auteur des articles 33-35 du décret législatif n° 80 de 1998, en application de la délégation prévue par la loi n° 59 de 1997, et de plusieurs avis donnés au gouvernement sur le projet de règlement prévu par l'art. 17 de la loi n° 400 de 1988. Il a été expert auprès de la Commission pour l'examen des initiatives législatives dans le domaine de l'activité administrative et de la protection des citoyens au sein du Département du service public et de la coordination du service d'information et de sécurité. En outre, Luigi Maruotti a été membre de la section consultative de la Fédération italienne de football de 2016 à 2018.
https://www.giustizia-amministrativa.it
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Belgique
Par arrêté royal du 4 septembre 2022, le roi des Belges a nommé Monsieur Wilfried Van Vaerenbergh Premier Président du Conseil d'État pour un mandat de cinq ans. Il a prêté serment le 29 septembre 2022.
Wilfried Van Vaerenbergh a obtenu le diplôme de Licenciaat Pers- en Communicatiewetenschappen (Master en Sciences de l’information et des communications) à la Vrije Universiteit Brussel en 1981. Il a ensuite obtenu un master en droit à la Katholieke Universiteit Leuven en 1988. Enfin, il a encore suivi un cycle Master in Public Administration (Master en Administration publique) à l’EHSAL à Bruxelles (1989-1990).
De 1988 à 1990, il a été auditeur adjoint à la Cour des comptes.
Il a débuté sa carrière au Conseil d'État de Belgique comme référendaire adjoint (1990-1992), est devenu successivement auditeur adjoint, auditeur (1992-2001), premier auditeur (2001-2005), conseiller d'État de la 1re chambre (2005-2021) et président de chambre de la 3e chambre (2021 2022). Aujourd’hui, Wilfried Van Vaerenbergh est élu et nommé Premier Président. En cette qualité, il présidera les assemblées générales du Conseil d'État.
Les principaux domaines d’activité de Wilfried Van Vaerenbergh sont le droit du travail, le droit de la sécurité sociale et le droit fiscal. Pendant de nombreuses années, il a été magistrat de presse au Conseil d'État.
http://www.raadvst-consetat.be
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Danemark
À partir de novembre 2022, Jens Peter Christensen a été nommé président de la Cour suprême du Danemark.
Né à Skive en 1956, le président Christensen a obtenu une maîtrise en sciences politiques (Cand. scient. pol.) en 1982, un doctorat (Lic.jur.) en 1990, une maîtrise en droit en 1992. Il est docteur en droit (Dr. Jur.) depuis 1997.
Avant de rejoindre la Cour suprême du Danemark en tant que juge en 2006, M. Christensen a travaillé comme juriste pour la municipalité de Copenhague au début de sa carrière (1983-1984). En 1984, il a rejoint l'Université d'Aarhus, où il a occupé un poste d'assistant d'enseignement en économie (1979-1982), de maître de conférences au département des sciences politiques et du gouvernement (1984-1985), de chercheur au département de droit (1988-1990), de maître de conférences en droit public (1990-1998) et de professeur de droit public (1998-2011). M. Christensen a également été assistant d'enseignement en économie à l'université de Copenhague (1983-1984) et à la Copenhagen Business School (1986-1992) et a enseigné le droit des affaires à la Copenhagen Business School entre 1992 et 1994. Il a été assistant d'enseignement du droit constitutionnel à l'université de Copenhague de 1987 à 1997.
Entre 1999 et 2000, il a été juge temporaire à la Haute Cour de l'Ouest/Cour d'appel. Depuis 2006, il est juge à la Cour suprême du Danemark.
En outre, il a présidé un large éventail de comités et de commissions de recherche et de législation, notamment des comités sur la liberté d'expression des fonctionnaires et les systèmes de dénonciation et sur le droit de vote en cas de séjour à l'étranger.
M. Christensen est l'auteur de nombreuses publications universitaires, de livres et d'articles de recherche. Ses réalisations ont été reconnues par de nombreux prix, dont le Gads Fonds Juristpris en 1991 et le Filtenborgprisen en 2003.
À l'occasion de son 60e anniversaire, le 1er novembre 2016, un ouvrage "Festskrift til Jens Peter Christensen" a été publié par DJØF Publishing en l'honneur de la carrière remarquable de M. Christensen.
https://domstol.dk/hoejesteret/
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Lituanie
Depuis le mois de juillet 2022, Skirgailė Žalimienė est nommée la présidente de la Cour administrative suprême de Lituanie
La présidente Skirgailė Žalimienė a étudié le droit à la faculté de droit de l'université de Vilnius. Elle a obtenu une maîtrise en droit en 1996 et un doctorat en droit (Dr.Juris) en 2001. Sa thèse de doctorat portait sur "la liberté d'établissement dans le droit de la Communauté européenne".
Depuis lors, elle est active sur le plan universitaire. À l'université de Vilnius, elle a ensuite occupé les fonctions de maître de conférences (1998 – 2005) et de professeur associé (2005 – 2021) avant d'être nommée professeur en 2022. Dans son poste actuel de professeur du département de droit public de l'université de Vilnius, elle enseigne le droit de l'Union européenne. Entre 2002 et 2005, elle a également rejoint l'université Mykolas Romeris de Vilnius en tant que maître de conférences universitaire.
Avant de rejoindre la Cour administrative suprême de Lituanie en 2008, Mme Žalimienė a travaillé au département de droit européen du ministère de la Justice de la République de Lituanie, où elle a exercé les fonctions d'expert entre 1999 et 2002, de chef de la section de droit européen de 2002 à 2004 et de directeur général adjoint de 2004 à 2008.
À partir de septembre 2008, Mme Žalimienė a été juge à la Cour administrative suprême de Lituanie. Elle a depuis été nommée vice-présidente de la Cour administrative suprême de Lituanie en 2019. À partir du 26 juillet 2022, elle est devenue présidente de la Cour administrative suprême de Lituanie.
Elle a diffusé sa vaste expertise en droit de l'Union européenne en participant à un certain nombre de projets (de recherche), tels que le projet de jumelage de l'UE (Croatie et Ukraine) et en tant que chef de projet pour le projet de recherche "La conscience constitutionnelle comme remède à la crise du discours et au déficit démocratique dans l'Union européenne".
https://www.lvat.lt/
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Avez-vous une annonce que vous voudriez partager avec vos collègues de l’ACA-Europe - par exemple, un nouveau président a été nommé ou élu, un changement important est intervenu dans le fonctionnement de votre institution ou votre organisation organise un séminaire (international) - n’hésitez pas à nous contacter : anke.meskens@aca-europe.eu.
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Nouvelles de l'ACA |
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Accord spécifique 2023
Le 7 décembre 2022, l’accord spécifique n° 101103748 - ACA_EU_NETW_2023 a été signé par M. Geert Debersaques, Secrétaire général de l'Association, et la Commission européenne.
Ainsi, le programme et le budget pour 2023, élaborés par le Secrétariat général au cours des derniers mois, ont été acceptés par la Commission européenne et l’Association est assurée de disposer de ressources de travail pour l’année à venir.
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Dans ce numéro |
Éditorial
Séminaires et colloques
Jurifast
Forum
Mises à jour récentes des flash news bulletins de la cjue
Échanges des juges
Analyse transversale
e-Bibliothèque
Nouvelles des membres
Nouvelles de l'ACA |
Agenda |
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27 avril 2023
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Séminaire – Le juge et l’administration inerte. Le pouvoir discrétionnaire administratif – Riga, Lettonie
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25 juin 2023
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Conseil d’administration – Naples, Italie |
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26 juin 2023
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Colloque – Services publics aux individus et droits sociaux – Naples, Italie |
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27 juin 2023
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Assemblé générale – Naples, Italie |
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9-10 octobre 2023
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Séminaire – Décisions préjudicielles, de CILFIT à Consorzio – Stockholm, Suède |
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Consultez le calendrier complet sur notre site web. |
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Analyse transversale |
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Le rapport de l'analyse transversale 2021, « Les Cours administratives suprêmes en temps de crise COVID-19 - édition 2021 » est maintenant disponible sur le site de l’ACA-Europe.
Pour 2022, le thème suivant a été retenu : « Les droits fondamentaux dans la perspective de la nouvelle génération de droits sociaux ».
Le questionnaire, ainsi qu’une note d’introduction au sujet ont été distribués aux membres de l’ACA le 9 décembre 2022. Au moment de la clôture de l’enquête, 27 institutions membres avaient participé.
La publication en ligne du rapport sur le site de l’association est prévue mi-juillet.
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